enseignement: classe à pac

architecture / urbanisme, urbanisme, faisabilités

action de sensibilisation à l’architecture,
classes à projet artistique et culturel: domaine architecture et ville,
collèges et lycées,
2001/2002.

/ CAUE 91 (Essonne)
Ferme du Bois Briard – Concouronnes / 91021 Evry Cedex
Laurent Bony, Architecte conseiller.
Evelyne Lucas, Architecte conseiller.

/ Collège André Maurois
rue du Mauregard / 91360 Epinay-sur-Orge
enseignant coordinateur Mme Toribio, Lettres Modernes.
classe concernée: 304

/ Ecole d’Architecture Paris-Malaquais
14 rue Bonaparte / 75272 Paris Cedex 06
Louise Costes, bureau des stages
Gérard Cattalano, directeur.

/ étudiantes:
Anne-Lyse Michoud (Ecole d’Architecture Paris-Belleville).
Caroline Tresse (Ecole d’Architecture Paris-Malaquais).

 

# 1ère intervention / introduction.
# 2ème intervention / parcours (à pied) dans Evry centre.
# 3ème intervention / Epinay-sur-Orge, régénération de la Grande Rue.
# 4ème intervention / un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – choix du site.
# 5ème intervention / maquette d’un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – le contexte.
# 6ème intervention / maquette d’un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – investir les lieux.
# 7ème intervention / recueil de l’élève.
# 7ème intervention / visite (à pied) du centre ville d’Athis-Mons.
# 7ème intervention / lire l’évolution urbaine d’Athis-Mons.
# 7ème intervention / maquette d’un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – développement.
# portes ouvertes du collège André Maurois.

# regrets.
# conclusion.

 

 

# 1ère intervention / introduction.
– mardi 8 janvier, deux heures.
– classe entière.
– outils:
images satellites, orthophotographies, cartes (occupation du sol en 1999, cartes globales) issues du site internet de l’IAURIF (http://www.iaurif.org),
cadastre d’Epinay-sur-Orge au 1/2000ème;
merci au service d’urbanisme d’Epinay-sur-Orge qui m’a gracieusement donné un exemplaire complet du POS.
– objectifs:
amorcer la discussion avec les élèves en leur apprenant à se repérer sur une image satellite / orthophoto,
essayer de les faire réagir sur leur vie en ville par une série de questions;
mieux discerner les élèves.

– déroulement de l’intervention:
nous avons découpé l’intervention en plusieurs temps:
1/ apprendre à se repérer sur une image satellite / orthophoto:
projection d’images satellites, ortophotographies et cartes globales, puis cartes de l’occupation de sol en 1999 à différentes échelles (en commençant par la région entière pour terminer par la commune).
que reconnait-on sur l’image satellite de la région Ile-de-France?
proportions et emplacements des zones urbaines, rurales, forêts, départements (Essonne, Paris), cours d’eau, routes importantes…
quelles informations a-t-on en plus si l’on s’approche (zone Paris – Chamarande en image satellite et carte globale)?
où se situe Paris, l’aéroport d’Orly, la Seine, les bois de Vincennes et de Boulogne, la forêt de Sénart?
et Epinay-sur-Orge? quelles rivières, routes, communes l’entourent?
observation d’une orthophoto (avec découpage des communes) d’une vingtaine de communes, centrée sur Epinay-sur-Orge; puis orthophoto et carte de l’occupation des sols 1999 d’Epinay-sur-Orge; puis cartes de l’occupation des villes de Savigny-sur-Orge, de Sault-les-Chartreux ainsi que d’Ivry:
quelle est, dans chaque commune, la proportion d’espace urbain construit, non construit, d’espace rural?
comment les communes voient la répartition de leur espace rural (bois, culture, eau, autre rural) et leur espace urbain (habitat (individuel, continu bas, collectif continu haut, collectif discontinu, autre), grande surface commerciale, bureaux et administration, activités, équipements, transports, chantiers et divers)?
2/ que représente Epinay-sur-Orge pour les élèves?
où commence-t-elle? où termine-t-elle? quelle est son image?
qu’y a-t-il à Epinay-sur-Orge (activités, équipements, type de bati…)?
3/ comment se déplacent les élèves dans la ville? comment vivent-ils leur ville (quelle ville?)?
tous les élèves habitent-ils Epinay-sur-Orge?
d’où leur famille est-elle originaire?
où vont-ils faire leurs courses? du shopping? du sport?
où travaillent leurs parents? leurs grands-parents?
dans quel lycée vont-ils aller l’année prochaine (c’est une classe de 3ème)?
habitent-ils une maison? un immeuble? qu’en est-il de leurs proches?
comment se déplacent-ils: à pied? en vélo? en scooter? en bus? en RER? en voiture avec les parents?
que manque-t-il à Epinay-sur-Orge? qu’y a t-il de bien?
affichage dans la classe du cadastre d’Epinay-sur-Orge au 1/2000ème (il restera affiché toute l’année en salle de français).
4/ quels bâtiments trouvent-ils beaux? moches? (dans leur ville, ailleurs en France ou à l’étranger; bâtiments vus “en vrai” ou à la télévision)
comment trouvent-ils leur ville?
où se sentent-ils à l’aise / mal à l’aise (coins sympas / coins horribles aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur)? pourquoi (ensoleillement, matériaux, végétation, bruit………)?
5/ brève explication de ce que l’on apprend en école d’architecture / rôle de l’architecte.
à partir de quoi fait-on un projet? notion de programme / contexte / références / sensibilité…
travail d’équipe: pour qui? / avec qui?
6/ projets ultérieurs avec la classe:
une ou deux visites de communes (en Essonne: vigipirate oblige),
quelques exercices préparatoires d’analyse, d’imagination et de réflexion,
petit projet d’aménagement, par équipes de deux ou trois élèves, le plus proche du collège possible pour des questions de facilités (sur le site du collège: un foyer?)
exposition des travaux à l’occasion de la journée portes ouvertes du collège.

– bilan:
curiosité des élèves face aux documents projetés;
certains élèves se repèrent parfaitement aussi bien sur les images projetées que dans l’agglomération, mais nombreux sont ceux qui se repèrent beaucoup moins bien, voire quasiment pas;
difficulté de leur faire émettre un jugement personnel sur la ville;
l’image d’Epinay-sur-Orge n’est pas très dynamique: “trop de vieux, il n’y a pas de centre commercial pour faire du shopping ni de cinémas”, ses limites sont assez floues (manque de repères de la ville);
aucun élève ne veut plus tard s’installer à Epinay-sur-Orge;
intervention peut être trop “banale” par la disposition classique des tables: ce sont toujours les mêmes qui prennent la parole: pour introduire un dialogue avec chaque élève et entre les élèves, préférer ultérieurement un découpage de la classe en petits groupes, chacun autour d’une table;
étonnement quant aux projets travaillés en école d’architecture et à celui qu’ils feront au cours de cette année scolaire: “si rien n’est réalisé pour de vrai alors à quoi ça sert de les faire?”.

image satellite (http://www.iaurif.org)

image satellite (http://www.iaurif.org)

carte globale (http://www.iaurif.org)

orthophotographie (http://www.iaurif.org)

 

# 2ème intervention / parcours (à pied) dans Evry centre.
– lundi 4 février, toute la matinée.
– les élèves sont divisés en deux groupes (soit deux douzaines d’élèves).
– outils:
les yeux et la ville.
merci à l’Office du tourisme de l’Agglomération d’Evry pour sa brochure distribuée par la suite aux élèves, et pour le moment qu’il nous a consacré pendant la préparation de la visite.
– objectifs:
montrer aux élèves un type de ville radicalement différent d’Epinay-sur-Orge (pavillonnaire classique) pour qu’ils apprennent à regarder de façon critique l’espace urbain.

– déroulement de l’intervention:
cette visite ne se voulait pas historique mais un parcours au cours duquel les élèves, face à des situations urbaines précises, étaient amenés à regarder différemment, à se questionner, pour mieux cerner la spécificité de la ville d’Evry afin de mieux comprendre de quoi est constituée leur ville.
notre parcours:
1/ le bus nous a déposé et repris aux pieds des Arènes.
2/ en bas de l’Hotel des Postes, on distingue les différentes couches de la ville (livraisons, piétons…):
introduction à cette ville sandwich, pourquoi ne pouvons-nous pas être à Epinay-sur-Orge?
3/ Terrasses de l’Agora, on domine le cour Blaise Pascal:
en quoi ce lieu diffère d’un rue classique comme ci-dessous? pourquoi aujourd’hui (temps froid) ce lieu n’est pas agréable? qu’en est-il l’été? comme l’investit-on par beau temps? on regarde de quoi est composé cet espace publique (les matériaux, leurs calpinages, la végétation, le mobilier urbain, où peut-on s’assoir ailleurs que sur des bancs?…)
4/ depuis le toit d’un parking, point vue sur le Palais de Justice, Hôtel du département…:
pourquoi Epinay-sur-Orge n’a pas de tels équipements? comment a-t-on travaillé cette petite esplanade? où sont les bouches d’aérations du parking? comment y descend-t-on? a-t-on envie d’y descendre?
5/ descente et traversée du parking:
qu’a-t-on fait pour rendre cet endroit plus “agréable”?
6/ on débouche dans une zone d’entrée/sortie de voitures sous la limite d’une dalle (le volume est impressionnant, il bénéficie d’une grande hauteur sous plafond, et l’on a une bonne lecture de sa structure):
à qui est destiné cet espace? est-il fait pour s’y arrêter? complexité de l’ensemble.
7/ la cité d’artistes:
où sont les ateliers? où sont les logements? comment est organisé l’immeuble? comment les habitants se sont-ils appropriés cet espace? quel peut être le rôle d’une sculpture en ville? si vous deviez créer une statue dans la cour du collège, que feriez vous, que voudriez-vous exprimer à travers elle?
8/ on monte dans la mégastructure des Passages Nord et Sud (logements, commerces, bureaux, services et enseignement supérieur), puis on emprunte passerelles et escaliers pour descente sur le cours Blaise Pascal et remonter dans la mégastructure: recul pour mieux observer la relation de ce bâtiment avec une rue :
où sommes nous (on donne un plan d’Evry)? quels repères dans un tel endroit? qu’y trouve-t-on? quelles sont les différences/ressemblances entre les Passages et le cours Blaise Pacal? compare-t-on des choses comparables? que peut offrir une telle structure? quels en sont les désavantages?
9/ on rejoint la Mairie et la place des Droits de l’Homme et du Citoyen:
quelle est l’utilité d’une telle place? quels usages pour les habitants?
10/ la cathédrale de la Résurrection (on profite de découvrir l’intérieur pour se réchauffer):
on regarde la forme de l’édifice, le calpinage des briques, le travail de la lumière, le cheminement au sein du bâtiment, la hiérarchie des espaces, le mobilier, l’acoustique,
comment savons-nous que c’est une église? que ressent-on à l’intérieur?
11/ on remonte en passant par l’intérieur du hall de la gare Evry – Concouronnes, l’allée Jacquard, la place des Terrasses de l’Agora, le centre commercial, puis traversée du bd de l’Europe par une passerelle:
ces espaces, exclusivement réservés aux piétons, ont pourtant tous leurs propres caractéristiques,
quelles sont les spécificités de chaque lieu?
dans quelle mesure ces lieux sont conçus pour y rester? y flâner? juste y passer?
pourquoi l’allée Jacquard possède-t-elle des commerces (alors que les Terrasses de l’Agora non)? en quoi sont-ils différents de ceux du centre commercial? et de ceux de la gare? quelle est l’importance de ce lien direct gare – centre commercial?
quels sont les avantages d’un lieu à l’air libre? fermé?
12/ découverte minute, car le temps nous presse, d’un quartier d’habitation (partie est des pyramides):
quel est l’avantage des immeubles pyramides? quelle ambiance?
on regarde un traitement intéressant du béton sur un des bâtiments.
13/ retour au car le long du bd de l’Europe:
pourquoi ce sentiment d’insécurité face aux voitures?
quels contrastes avec sa précédente traversée (passerelle piétonne en bois)?

-bilan:
les élèves ont bien écoutés et ne se sont pas éparpillés;
si quelques uns ont bien pris part au dialogue, beaucoup n’ont pas réellement participé (le froid les endormant un peu?);
durant la balade dans les Passages, à la question “montrez-moi où sommes nous sur la carte?”, j’ai été agréablement surprise de la rapidité avec laquelle ils ont trouvé l’endroit exact: ils n’ont pas essayé de se situer en fonction du parcours, mais en repérant directement deux rues intérieurs qui se croisaient, puis en relevant leur nom et en les reportant sur le plan;
les élèves ont été étonné qu’on les emmène dans le centre commercial: “c’est un endroit pour faire du shopping et aller au cinéma, mais pas pour aller en classe, pourquoi les emmener dans un endroit qu’ils connaissent déjà?”
ont-ils donc compris que nous étions là pour les faire regarder autrement la ville?
si l’occasion de faire une deuxième visite se présente, peut-être serait-il préférable d’accompagner la visite avec une sorte de questionnaire individuel, de sorte que chaque élève s’investisse d’avantage, se formant ainsi un point de vue critique.

 

# 3ème intervention / Epinay-sur-Orge, régénération de la Grande Rue.
– mardi 2 avril, deux heures.
– la classe est divisée en groupes de deux élèves.
– outils:
extraits d’un photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge,
extrait cadastral du centre ville au 1/500ème,
calque et crayons.
– objectifs:
dans une optique de dynamisation de la Grande Rue,
analyser des bâtiments à l’aide d’un photomontage,
pour imaginer et proposer une amélioration;
un nouveau mode d’expression: l’élévation.

– déroulement de l’intervention:
1/ chaque groupe choisi une feuille A4 où est imprimé une partie d’un photomontage du côté est de la Grande Rue (chaque équipe a donc des bâtiments différents).
2/ repérage des bâtiments de chaque tronçon sur un extrait cadastral de la ville.
3/ analyse des bâtiments (matériaux, état du bâti, mode d’occupation…):
sous forme de liste sur un papier à part
ou de décalcage du photomontage puis indications fléchées.
4/ reconversion du tronçon: nouvelle esthétique et nouvelles occupations,
pour plus de simplicité et permettre une plus grande liberté aux élèves, seule la façade est travaillée, sans tenir compte du bâtiment en lui même: on pourra ainsi “remplir la sortie de garage”, et ajouter / enlever un niveau.

– bilan:
pour rompre le rapport traditionnel professeur – élèves, le choix d’un exercice en petit groupes a permis un meilleur dialogue entre nous, les élèves étant plus détendus que lors de notre première intervention;
les élèves se sont sentis très à l’aise lors de l’analyse des bâtiments: tous se sont appliqués à écrire de belles listes ou à détourer minutieusement leur bâti et y indiquer le contenu,
pas de difficultés non plus pour le repérage sur l’extrait cadastral,
mais un fort blocage au niveau de la reconversion du tronçon: les élèves ne savent pas quoi dessiner, n’osent pas s’aventurer: beaucoup ne font que redécalquer,
en les questionnant pour qu’ils expriment oralement leurs souhaits pour une Grande Rue qui réponde mieux à leur besoins, les élèves font peu à peu appel à leur imagination pour implanter de nouvelles activités (restaurants, petit cinéma, magasin de mobylettes…) et modifier ainsi les façades (une tourelle de château fort (?) est venue prendre place, on rétablit souvent la symétrie…),
les élèves, travaillant sur un photomontage, sont restés dans un contexte réel et malgré certains changements lourds de façades, le résultat reste assez classique.

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 1

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 2

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 3

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 4

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 5

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 6

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 7

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 8

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 9

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 10

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 11

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 12

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 13

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 14

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 15

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 16

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 17

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 18

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 19

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 20

photomontage du côté est de la Grande Rue d’Epinay-sur-Orge: extrait 21

 

# 4ème intervention / un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – choix du site.
– samedi 6 avril, une heure.
– la classe est divisée en groupes de deux élèves.
– outils:
extrait cadastral du centre ville d’Epinay-sur-Orge.
– objectifs:
qu’est-ce qu’une place en ville?
les conditions de son fonctionnement,
son rôle de centralité;
travail en plan.

– déroulement de l’intervention:
1/ on distribue aux élèves un extrait cadastral centré sur la partie sud de la Grande Rue (partie la plus dynamique).
2/ que reconnait-on sur le plan? où est la boulangerie? la poste? la Mairie et le cours du Général de Gaulle? le marché? la gendarmerie? la bibliothèque? le groupe scolaire Paul Valéry? le collège? la gare RER? etc…
3/ en vue d’un renforcement du centre ville d’Epinay-sur-Orge, où serait-il judicieux de créer une nouvelle place?
indice: la place doit communiquer au moins avec la Grande Rue.
4/ commencer à réfléchir à ce nouvel espace public.

– bilan:
les élèves n’osent pas supprimer des bâtiments, ils pensent aux gens qu’ils connaissent et qui y habitent,
une fois qu’ils ont compris qu’il faut “faire un trou”, ils élargissent souvent la Grande Rue au niveau de quelques parcelles, sans connecter cet agrandissement à quoi que ce soit,
nous avions à l’avance déterminer un emplacement intéressant (regroupant activités et équipements, la Grande Rue et le cours du Général de Gaulle), que beaucoup finissent par localiser.

 

# 5ème intervention / maquette d’un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – le contexte.
– samedi 13 avril, deux heures (non consécutives).
– la classe est divisée en groupes de deux ou trois élèves.
– outils:
pour chaque équipe:
photomontages illustrant le site (4 feuilles A3),
extrait cadastral d’Epinay-sur-Orge au 1/200ème (80 x 60cm au total),
carton ondulé épais (socle), cartons fins.
– objectif:
travailler à plusieurs;
réaliser une maquette “fidèle”:
analyser le bâti (hauteurs, forme du toit…) d’après les photomontages et le cadastre, pour le monter en volume,
respecter une échelle (le 1/200ème).

– déroulement de l’intervention:
1/ réalisation du socle de la maquette:
découpage, assemblage du fond de plan, puis collage sur le carton ondulé épais,
2/ début de fabrication des bâtiments conservés sur le site:
en examinant attentivement les photomontages et le cadastre, en déduire la forme puis fabriquer un à un les bâtiments entourant les parcelles du nouvel espace publique.
– bilan:
bonne participation générale,
bonne répartition du travail au sein des groupes,
les élèves sont contents de voir qu’ils vont travailler sur un “grand format”, et impressionnés de devoir reproduire fidèlement la réalité,
on note au tableau “un étage est plus ou moins égal à 3 m, soit 1,5 cm sur les maquettes”: la moitié de la classe en conclue donc: “mon bâtiment a 1 étage donc il mesure 1,5 cm” sauf que pour eux, avoir un étage c’est avoir un rez-de-chaussée plus un étage … comme si le rez-de-chaussée ne comptait pas.

photomontages illustrant le site (feuille 1)

photomontages illustrant le site (feuille 2)

photomontages illustrant le site (feuille 3)

photomontages illustrant le site (feuille 4)

plan (cadastre annoté) de l’état existant de la zone travaillée en maquette

plan (cadastre) où les élèves doivent dessiner leur intervention

extrait cadastral d’Epinay-sur-Orge au 1/200ème (80 x 60cm au total)

 

# 6ème intervention / maquette d’un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – investir les lieux.
– mardi 14 mai, deux heures.
– tous les élèves n’étant pas présents lors de la première séance de maquette, la constitution des groupes a été réarrangée: la classe est donc divisée en six groupes de deux, deux groupes de trois et deux groupes de quatre.
– outils:
cartons fins, papiers de couleurs.
– objectifs:
investir l’espace.

– déroulement de l’intervention:
1/ poursuite de la fabrication de bâtiments conservés sur le site,
2/ recherche d’une thématique pour ce nouvel espace public:
que voulez-vous offrir de nouveau aux habitants d’Epinay-sur-Orge?
quelles installations pour quelles populations?

– bilan:
nous voulions au départ que les élèves replacent soit dans la nouvelle place, soit sur son front bâti, les deux activités implantées sur le site: le marché qui fonctionne actuellement très mal (pratiquement aucun élève ne connaissait son existence) et la poste,
cependant, au vu d’un élan d’enthousiasme qui a traversé la classe, nous n’en avons pas tenu compte:
un groupe a commencé à piocher dans le sac des papiers de couleurs et tous les autres l’ont suivi, soulagés de ne plus avoir à reproduire l’existant, heureux de pouvoir enfin inventer toutes sortes de squares et de jardins,
difficulté de maîtriser l’échelle? de travailler à échelle trop réduite? côté abstrait de la maquette? les élèves ont quelque peu fait abstraction des dimensions et de l’emplacement réels de leurs interventions: en bricolant toute sorte de mobilier urbain (bancs, toboggans…), les immeubles sont devenus des maisons d’un, voire deux niveaux (équivalent à un zoom x2),
en allant entreposer leurs maquettes dans la réserve des salles d’arts plastiques, les élèves sont passés très fiers devant leurs camarades.

 

# 7ème intervention / recueil de l’élève.
– distribué aux élèves vendredi 31 mai, avant le départ pour Athis-Mons.
– chaque élève reçoit son exemplaire.
– outils:
photos prises en classe aux cours des précédentes interventions,
images satellites, orthophotographies, cartes (occupation du sol en 1999, cartes globales) issues du site internet de l’IAURIF (http://www.iaurif.org),
brochure de l’Office du tourisme de l’Agglomération d’Evry,
photos, histoire et plan d’Athis-Mons issues du site internet de la ville d’Athis-Mons (http://www.mairie-athis-mons.fr),
cadastre de la ville d’Epinay-sur-Orge du service d’urbanisme d’Epinay-sur-Orge,
cadastre d’Athis-Mons et carte des chasses du Roi (centrée sur Athis-Mons, XVIIIème siècle) que François Petit a donné à Mary-Renée Toribio,
plan d’Athis-Mons de 1913 tiré du livre Du cabanon au pavillon par François Petit, Le Centre Culturel d’Athis-Mons, décembre 1993.
– objectifs:
pour que les élèves conservent une trace écrite de notre intervention, j’ai réuni des documents de provenances diverses que je trouvais importants et utiles pour eux,
pour que chacun rentre chez lui avec une sorte de “souvenir”, et puisse, s’il en ressent le besoin, partager avec d’autres ce dont il a été question durant notre intervention;
de plus, suite à la visite d’Evry, il nous a paru préférable d’accompagner la visite d’Athis-Mons par une sorte de questionnaire individuel, pour que chaque élève s’investisse d’avantage, se formant ainsi un point de vue critique.

– composition du cahier (A4):
1/ Epinay-sur-Orge:
(1p) page de photos personnelle à chacun (groupe de maquette / élève),
(1p) page couleur regroupant divers cartes et données de cadrage,
(2p) un plan (cadastre annoté) de l’état existant de la zone travaillée en maquette, et un autre vierge, où les élèves doivent dessiner leur intervention.
2/ Evry:
(1p) page couleur regroupant diverses cartes et données de cadrage,
(8 feuilles recto/verso) brochure de l’Office du tourisme de l’Agglomération d’Evry (destinée aux collèges et lycées).
3/ Athis-Mons:
(1p) page couleur regroupant diverses cartes et données de cadrage,
(2p) photos annotées de l’histoire d’Athis-Mons,
(1p) page texte de l’histoire d’Athis-Mons,
(4p) photos couleur des (77) bâtiments importants de la ville (bâtiments communaux, groupes scolaires, stades / gymnases, cultes),
(1p) liste de correspondance des numéros des photos des bâtiments importants de la ville,
(10 p) trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: carte des chasses du Roi du XVIIIème, plan de la commune de 1913 et plan actuel,
cadastre du centre ville.

-bilan:
ne pouvant tout agrafer en une fois, j’ai attaché Epinay-sur-Orge avec Evry, puis Athis-Mons seul;
Epinay-sur-Orge:
grand succès quant aux photos des maquettes et des groupes, les élèves ont récupéré le premier volet des recueils des absents et non leur deuxième: les élèves se sont-ils sentis concernés, mieux intégrés au projet en voyant leur prénom inclus dans la mise en page des recueils?
l’exercice de dessiner en plan l’intervention à Epinay-sur-Orge n’a pas été fait, faute de temps;
Athis-Mons:
les élèves n’ont pas eu le temps de regarder les photos/textes de l’histoire d’Athis-Mons,
trop de plans:
si l’opération venait à se renouveler, je placerais juste après les photos des bâtiments importants de la ville et leur liste de correspondance des noms, le plan où noter les numéros des bâtiments: pour éviter aux élèves de faire l’aller/retour photos – retrouver le bon plan, durant la visite,
je substituerais également les trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes en deux zooms seulement, en concentrant chaque série de trois plans sur une page A3, de manière à rendre plus lisible l’évolution urbaine d’Athis-Mons;
Evry:
les pages d’Evry étant destinées à une lecture pour la maison, je ne sais pas si elles sont allées directement à la poubelle comme me l’a déclaré Mary-Renée T. ou si elles ont été lues,
toutefois, à l’occasion d’une brève rencontre au collège avec Mary-Renée T., j’ai entrevu le travail (petit compte rendu de nos interventions) de l’un des élèves:
j’y ai retrouvé, entre autres, les pages couleurs regroupant divers cartes et données de cadrages, certaines photos des maquettes prises en classe, le plan de l’état existant de la zone travaillée en maquette (et l’autre, toujours sans l’intervention de l’élève…) et une sélection de plusieurs schémas un peu retravaillés issus des 16 pages de la brochure de l’Office du tourisme de l’Agglomération d’Evry,
le but du recueil a donc été atteint: les élèves se sont sentis accueillis, ont mieux profités de la visite d’Athis-Mons, l’ont approfondie lors de l’exercice en classe (lire l’évolution urbaine d’Athis-Mons), et se sont référer aux divers documents lors du petit compte rendu (demandé par Mary-Renée T.) de nos interventions.

Epinay-sur-Orge – divers cartes et données de cadrage

Evry – diverses cartes et données de cadrage

Athis-Mons – diverses cartes et données de cadrage

 

# 7ème intervention / visite (à pied) du centre ville d’Athis-Mons.
– vendredi 31 mai, toute la matinée.
– classe entière.
– outils:
les yeux et la ville,
recueil de l’élève,
partenaire: Maison de Banlieue et de l’Architecture (41 rue Robert Schuman, 91200 Athis-mons / tel: 01 69 38 07 85 / fax: 01 69 38 77 54 / e-mail: maisondebanlieue@free.fr).
– objectifs:
apprendre à mieux regarder la ville (d’Athis-Mons):
grâce aux explications de Béatrix Goeneutte de la Maison de Banlieue et de l’Architecture,
et au “jeu” du recueil (exercice de reconnaissance des bâtiments importants de la ville).

– déroulement de l’intervention:
1/ explication, par Béatrix Goeneutte, de l’exposition en cours à la Maison de Banlieue et de l’Architecture: “le village moderne, les constructions régionalistes et quelques autres pavillons, exposition des arts décoratifs, Paris 1925”.
2/ visite d’Athis-Mons:
tout au long de la visite, les élèves sont invités à regarder avec curiosité le centre ville:
face à différentes séquences urbaines, les élèves réagissent aux questions de Béatrix Goeneutte, qui leur donne par la suite les explications nécessaires à la compréhension de la ville;
le “jeu”:
on donne aux élèves un plan de la ville du site internet de la Mairie d’Athis-Mons, où le bâti est poché et où chaque bâtiment communal, groupe scolaire, stade / gymnase, lieu de culte est indiqué par un cercle,
on met également en leur possession les photos couleurs, les noms et les numéros “d’indentification” de toutes ces constructions répertoriées par la Mairie,
afin d’inciter les élèves à mieux regarder autour d’eux lorsqu’ils se promènent, ils doivent, tout au long du parcours, retrouver quel est l’édifice représenté par chaque cercle,
ils vont ainsi sans cesse faire l’aller-retour entre les bâtiments devant lesquels ils passent et la série de photos du recueil,
où sommes nous exactement sur le plan? face aux emplacements parfois ambigus des cercles, on ne sait pas exactement pour quelle construction il figure sur le plan, à quoi distingue-t-on un bâtiment communal d’un autre?
combien de niveaux possède -t-il? quels sont les matériaux? est-ce une réhabilitation? etc…

– bilan:
lors du stage “architecture: approche et parti pris”, les professeurs de collèges ou lycées, coordinateurs d’une classe à PAC (dont Mary-Renée Toribio faisait partie) sont partis explorer par petits groupes la ville d’Athis-Mons, afin de comprendre l’évolution de la ville grâce à trois plans d’époques différentes (carte des chasses du Roi du XVIIIème, plan de la commune de 1913 et plan actuel) et un appareil photo numérique,
tous se sont par la suite retrouvés pour une réunion avec François Petit (de la Maison de Banlieue et de l’Architecture) où chaque groupe a exposé le résultat de ses prospections,
Mary-Renée Toribio, enthousiasmée de cette expérience, nous a proposé de l’adapter pour les élèves,
nous aurions au départ préférer une visite à Paris, permettant ainsi un large choix de comparaisons possibles avec le nouvel espace public qu’inventaient les élèves,
toute fois, Mary-Renée Toribio ayant convié la Maison de Banlieue et de l’Architecture à y participer (ce auquel nous n’y avions pas pensé), cet approfondissement essentiel a permis une meilleure compréhension de la ville, et s’est montré complémentaire à ce que nous pouvions offrir aux élèves;
un groupe dynamique et attentif:
les élèves participent avec entrain au “jeu” du recueil: pour pouvoir chercher plus aisément parmi les données du recueil, ils s’asseoient à chaque coin de rue, et viennent rapidement me voir pour vérifier si leurs réponses sont justes,
quand Béatrix Goeneutte ouvre le dialogue, ils se rassemblent autour d’elle et n’hésitent pas à prendre la parole,
on n’évitera pas quelques jeunes à la traîne, profitant du soleil.

photos annotées de l’histoire d’Athis-Mons (page 1)

photos annotées de l’histoire d’Athis-Mons (page 2)

page texte de l’histoire d’Athis-Mons

photos couleur des bâtiments importants de la ville (page 1): bâtiments communaux

photos couleur des bâtiments importants de la ville (page 2): groupes scolaires

photos couleur des bâtiments importants de la ville (page 3): groupes scolaires

photos couleur des bâtiments importants de la ville (page 4): stades / gymnases, cultes

liste de correspondance des numéros des photos des bâtiments importants de la ville

plan d’Athis-Mons

 

# 7ème intervention / lire l’évolution urbaine d’Athis-Mons.
– vendredi 31 mai, première partie de l’après-midi.
– exercice individuel.
– outils:
provenant du recueil distribué le matin aux élèves:
trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: carte des chasses du Roi du XVIIIème, plan de la commune de 1913 et plan actuel,
cadastre du centre ville;
petit questionnaire d’Anne-Lyse.
– objectifs:
lire l’évolution urbaine d’Athis-Mons,
en comparant des plans de la ville d’époques différentes;
travailler en plan.

– déroulement de l’intervention:
pour découvrir autrement l’évolution de la ville d’Athis-Mons, on fait comparer aux élèves trois plans d’époques différentes: carte des chasses du Roi du XVIIIème, plan de la commune de 1913 et plan actuel,
repérer à chaque époque où sont les routes principales, les voies ferrées, les bâtiments, les champs, les grandes propriétés/domaines…
quels sont les éléments présents sur tous les plans? comment s’est urbanisé le territoire?
comment est structurée la ville ? (les différents types de parcellaires, anciens quartiers, quartiers plus récents…)
pour forcer le regard des élèves sur les différents éléments à observer, les élèves disposent des trois plans d’époques différentes en trois zooms successifs.

– bilan:
les prévenant le matin que nous terminerions les exercices en classe, les élèves n’ont pas eu de difficulté à retrouver l’après-midi où étaient les commerces,
beaucoup ont pris la seine pour une route, ravis d’avoir trouvé un point commun entre chacunes des cartes,
sans faire attention, Anne-Lyse a demandé aux élèves de colorier les espaces publics et les forêts en bleu: beaucoup ont réagi, étonnés, pour eux, un parc c’est vert et avec cette légende, ils avaient l’impression qu’il n’y avait que des lacs,
comme je l’ai déjà signalé plus haut, de manière à rendre plus lisible l’évolution urbaine d’Athis-Mons, j’aurais dû substituer les trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes en deux zooms seulement, en concentrant chaque série de trois plans sur une page A3.

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: carte des chasses du Roi du XVIIIème – cadrage 1

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: carte des chasses du Roi du XVIIIème – cadrage 2

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: carte des chasses du Roi du XVIIIème – cadrage 3

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: Athis-Mons en 1913 – cadrage 1

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: Athis-Mons en 1913 – cadrage 2

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: Athis-Mons en 1913 – cadrage 3

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: Athis-Mons aujourd’hui – cadrage 1

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: Athis-Mons aujourd’hui – cadrage 2

trois zooms successifs sur trois plans d’époques différentes: Athis-Mons aujourd’hui – cadrage 3

cadastre du centre ville

 

# 7ème intervention / maquette d’un nouvel espace public à Epinay-sur-Orge – développement.
– vendredi 31 mai, deuxième partie de l’après-midi.
– conservation des groupes d’élèves précédemment constitués.
– outils:
cartons fins, papiers de couleurs.
– objectifs:
poursuite de la fabrication des maquettes.

– déroulement de l’intervention:
pour notre part, seulement quelques recadrages, toujours dus à des erreurs d’échelles déjà citées lors de la séance antérieure,
durant cette dernière séance de maquette en effet et contrairement aux précédentes, les élèves ne nous ont pas beaucoup sollicités: c’est eux qui nous ont expliqué comment ils avaient organisés ce nouvel espace public, sa composition, pour qui il était destiné, etc…
beaucoup ont (enfin) donner un nom à leur création.

– bilan:
deux/trois groupes n’ont pratiquement rien fait,
heureusement, tous les autres ont poursuivi leur travail, ravis, avec application et sans que l’on ait à être derrière eux: félicitations.

Agathe + Sarah

Alexandre + Pierrick + Quentin

Alicia + Clémence + Diane + Lorianne

Anthony + Fabien + Florian + Mikaël

Audrey + Alice

Baptiste + Laurent

Elodie + Laure + Sonia

Flora + Marine

Hélène + Thomas

Mélodie + Stéphanie

 

# portes ouvertes du collège André Maurois.
– samedi 15 juin, toute la matinée.
– tout le collège est présent, les parents des élèves sont invités,

– parmi l’accumulation de dessins, de textes, d’objets, …
exposition de cinq des dix maquettes réalisées au cours de nos interventions (sélection effectuée par les élèves):
Alicia, Clémence, Diane et Lorianne,
Anthony, Fabien, Florian et Mikaël,
Audrey et Alice,
Baptiste et Laurent: “mini sports”,
Elodie, Laure et Sonia: “place indienne”,
Flora et Marine: “la ville des fleurs dorées”.

– bilan:
les maquettes ont largement contribué au succès des portes ouvertes,
quand les élèves se sont rendu compte que les maquettes, relativement volumineuses, ne pouvaient être exposées convenablement dans le coin des arts plastiques, ils sont aussitôt partis à la recherche d’un autre emplacement, et ont négocié des tables au groupe de point de croix, installé dans le CDI;

merci à Virginie Chaussard, professeur d’arts plastiques, pour avoir contribué utilement et de bon cœur au bon déroulement de nos interventions:
elle a en effet permis aux élèves qui désiraient poursuivre leur travail sur les maquettes de le faire pendant ses heures de cours,
nous a gentillement donnés des heures et laissés entreposer les maquettes dans la réserve des salles d’arts plastiques durant toute la durée des interventions.

Alicia + Clémence + Diane + Lorianne

Anthony + Fabien + Florian + Mikaël

Audrey + Alice

Baptiste + Laurent

Sonia + Elodie + Laure

 

# regrets.
je suis déçue du comportement de Mary-Renée T., qui au lieu d’établir un dialogue sain entre nous, a imposé ce qu’elle voulait hypocritement, mettant ainsi fin aux bonnes relation du départ,
chacun a travaillé de son côté, contre tout intérêt commun,
je regrette que l’on ait eu tant de difficultés à obtenir des heures, nous rendant plusieurs fois au collège sans les autorisations administratives nécessaires,
j’estime que Mary-Renée T. a fait preuve de négligence volontaire et de méchanceté (oubli délibéré de communiquer aux élèves la date d’une intervention remplaçant deux heures d’études et prévue ensemble, de réserver un bus; leçons d’étique pour se décharger de toute obligation morale, réflexions désobligeantes),
et enfin, au lieu de faire parvenir les factures des frais de fonctionnement que j’avais avancées à l’administration du collège (400 euros), et ainsi enclencher leur remboursement, comme cela avait été convenu entre nous au début de l’année, Mary-Renée T. m’a menti en m’annonçant fatalement que le collège n’avait pas les moyens pour me rembourser et qu’il était inutile d’insister,

j’ai récupéré les factures, je les ai rapporté à l’administration du collège pour y apprendre que le remboursement de mes frais ne posait aucun problème, il suffisait de leur préciser oralement à quoi ces notes avaient servis et à faire compléter une des factures de photocopies par l’entreprise qui avait réalisée le travail,

qu’aucun dispositif ne permette d’avancer les frais de fonctionnement aux étudiants est assez surprenant, mais de là à attendre deux mois (je serai remboursée fin juillet) est intolérable, d’autant plus que personne dans le collège n’a paru gêné de ce “détail”.

 

# conclusion.
durant les deux premières interventions, ce sont toujours les mêmes élèves qui ont pris la parole:
disposition trop “classique” des tables? comment rompre le rapport traditionnel professeurs – élèves?
pour introduire le dialogue avec chaque élève et entre les élèves, le découpage de la classe en petits groupes, chacun autour d’une table, s’est avéré profitable à tous: les élèves sont plus détendus, on a une bonne répartition du travail et un réel dialogue au sein des groupes,

les élèves…
sont curieux lorsqu’on leur montre des images,
se repèrent plus ou moins facilement par rapport à une image satellite d’Ile-de-France ou du département,
émettent difficilement un jugement personnel sur la ville,
sont sages,
localisent efficacement notre emplacement en ville sur une carte,
décalquent minutieusement,
répertorient consciencieusement les matériaux des constructions de la Grande Rue,
font peu à peu appel à leur imagination,
n’osent pas supprimer des bâtiments,
sont contents de travailler sur un grand format,
sont impressionnés de devoir reproduire fidèlement la réalité,
fabriquent le site,
peuvent enfin inventer toutes sortes de squares et jardins,
bricolent toutes sortes de mobiliers urbain,
sont fiers de leurs maquettes,
participent avec entrain,
n’ont pas le temps de regarder les photos/textes de l’histoire d’Athis-Mons,
s’asseoient à chaque coin de rue pour chercher les solutions,
viennent rapidement me voir pour vérifier si leurs réponses sont justes,
se rassemblent autour de Béatrix Goeneutte,
n’hésitent pas à prendre la parole,
profitent aussi du soleil,
poursuivent leur travail sur les maquettes,
s’appliquent,
sont passionnés … en ont marre …
sélectionnent des maquettes pour les portes ouvertes,
négocient des tables pour exposer convenablement leurs maquettes,

mais, ont-ils compris que nous étions là pour les faire regarder autrement la ville?
quand les élèves ont l’air ravi et participent, est-ce que cela veut pour autant dire que notre objectif est atteint?